Le 28 septembre est mondialement consacré à la Journée de lutte contre la rage, rendant hommage à Louis Pasteur, pionnier dans la lutte contre cette maladie.
Le Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale (MESA) a obtenu un appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour célébrer cet événement à Bangui dans le cadre du projet visant à renforcer le contrôle de la rage animale en République centrafricaine.

Cette journée a été marquée par plusieurs activités, notamment le lancement officiel des festivités, une caravane de sensibilisation parcourant les principales rues de Bangui et Bimbo, et des programmes diffusés sur certaines radios. Les activités ont débuté dans la cour du MESA.
Les discours des personnalités ont souligné la gravité de la rage, une maladie virale mortelle endémique en République centrafricaine. Transmise dans 99 % des cas par la morsure de chiens domestiques, elle provoque environ 59 000 décès humains chaque année, principalement en Afrique et en Asie.
La situation en République centrafricaine est particulièrement alarmante
Les récentes données épidémiologiques indiquent plus de 2156 morsures de chiens et cinq décès humains enregistrés en 2025, concernant notamment les zones de Paoua, Batangafo-Kabo, Bozoum-Bossemptéle et Vakaga.

Le directeur de cabinet du MESA, Dr Patrick Ningata Djita a noté que la maladie sévit surtout dans les régions rurales reculées où l’accès aux soins est limité, et que les enfants âgés de 5 à 14 ans sont les plus fréquemment touchés.
En 2026, six cas confirmés de rage canine ont été recensés : deux à Paoua, trois à Bouar et un à Bossemptélé.
À la 36e semaine épidémiologique, le 14 septembre 2026, un cas de rage canine a été confirmé par l’Institut Pasteur de Bangui à partir d’un échantillon provenant d’un secteur d’élevage de Bossemptélé.
La vaccination antirabique demeure le seul traitement efficace contre la rage.
Arsène Jonathan MOSSEAVO
