Après l’annonce de sa reconduction en tant que ministre des AFFAIRES ÉTRANGÈRES, de la FRANCOPHONIE et des CENTRAFRICAINS DE L’ÉTRANGER, Mme SYLVIE NOTEFE NÉE BAIPO TEMON, a accordé une interview exclusive à LANOCA. Elle a exposé les grandes lignes de ses priorités pour cette nouvelle mission.
Quelle a été votre réaction lorsque vous avez été recontactée pour continuer à occuper ce poste ?
Au regard du contexte international qui évolue rapidement, j’ai accueilli cette marque de confiance du PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE avec un profond sens de responsabilité et une grande détermination.
La RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE doit désormais parler d’une voix ambitieuse sur la scène AFRICAINE et mondiale.
La priorité est de faire entrer notre diplomatie dans une nouvelle ère : une diplomatie d’influence, de développement et de conquête économique.
La CENTRAFRIQUE ne doit plus être perçue uniquement à travers ses défis, mais comme une nation d’opportunités, un futur hub stratégique au cœur de l’AFRIQUE.
Quelles sont les principales réformes que votre ministère a mises en œuvre depuis votre prise de fonction ?
Depuis ma prise de fonction, sur les orientations du PRÉSIDENT, il a été nous avons engagé une modernisation profonde de la diplomatie CENTRAFRICAINE.
Nous avons orienté notre action autour de trois axes majeurs : l’ouverture internationale, l’affirmation d’une voix en tant que pays souverain et le rayonnement stratégique de notre pays.
Premièrement, nous avons renforcé la présence diplomatique de la RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE dans plusieurs espaces stratégiques afin de redonner la dignité de la RCA.
Nous allons poursuivre la transformation de la diplomatie par une profonde réforme de modernisation administrative et numérique de nos représentations diplomatiques, cela afin de rendre nos ambassades plus efficaces, plus visibles et plus proches des citoyens ainsi que des investisseurs étrangers.
Nous allons également engager une diplomatie proactive auprès des organisations régionales et internationales afin que la voix de la CENTRAFRIQUE soit davantage entendue dans les grandes décisions AFRICAINES et mondiales.
L’objectif est clair : transformer nos ambassades en véritables plateformes de promotion économique, culturelle et stratégique du pays.
Comment évalueriez-vous actuellement la diplomatie centrafricaine au sein de la CEMAC, sur le continent africain, ainsi que dans les autres pays où la République centrafricaine dispose de représentations diplomatiques ?
La diplomatie CENTRAFRICAINE a gagné progressivement en crédibilité, en visibilité, il lui reste à gagner davantage en influence.
Au sein de la COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE, voir même au niveau sous régional et continental, notre pays défend une vision ambitieuse de l’intégration régionale, fondée sur la libre circulation, les infrastructures régionales et la coopération économique.
Notre position géographique au cœur du continent nous donne une responsabilité particulière : devenir un pont entre plusieurs régions AFRICAINES.
À l’international, nous continuerons à renforcer nos relations avec l’AFRIQUE, l’EUROPE, l’ASIE, le MOYEN-ORIENT et les AMÉRIQUES, l’ensemble de nos partenaires tant bilatéraux que multilatéraux dans une logique de partenariats mutuellement bénéfiques.
Le CENTRAFRIQUE entre progressivement dans une nouvelle phase : celle d’un ÉTAT qui veut participer activement aux grandes dynamiques économiques, énergétiques, sécuritaires et technologiques du XXIe siècle.
Quelle est la situation actuelle des ambassades et consulats centrafricains en ce qui concerne leur statut immobilier (propriétés de l’État ou en location) ?
La RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE revient de loin, comme je l’ai dit précédemment, l’enjeu est désormais de porter notre diplomatie vers une diplomatie économique et donc une diplomatie d’influence.
Pour cela, nous avons initié un travail d’évaluation et de restructuration du patrimoine diplomatique de l’ÉTAT afin de renforcer la souveraineté et la stabilité de nos représentations à l’étranger.
Notre ambition est de calibrer progressivement nos représentations à l’extérieur, les rendre plus efficaces en leur donnant les moyens pour mener à bien leurs missions de représentations et de promotions de la RCA.
Notamment, en les dotant, là où c’est nécessaire et prioritaire de bâtiments diplomatiques appartenant à l’ÉTAT CENTRAFRICAIN.
Un grand pays se construit aussi par une présence diplomatique forte, stable et durable.
Ce travail d’évaluation est important car il vise à :
- Réduire à long terme les coûts liés aux locations ;
- Renforcer l’image institutionnelle de la RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE à l’étranger.
Nous voulons que nos ambassades deviennent de véritables vitrines du potentiel CENTRAFRICAIN : des espaces de diplomatie, d’affaires, de culture et d’innovation. »
Enfin, pensez-vous qu’un point important ait été oublié avant de clore cet entretien ?
Je voudrais pour conclure cette interview m’adresser à mes compatriotes de l’extérieur et aux investisseurs.
J’invite la diaspora CENTRAFRICAINE, les entrepreneurs, les partenaires financiers et les investisseurs à prendre pleinement part à la nouvelle étape de transformation et de développement de la RCA.
Ensemble, unis dans la vision du PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, nous devons continuer à bâtir une RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE de paix, de dignité, de prospérité et d’influence.
Pour ma part, je poursuivrai, sous les orientations du PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, des actions diplomatiques en faveur d’une diplomatie économique offensive, destinée à mobiliser davantage d’investissements, à renforcer les partenariats stratégiques et à promouvoir une image moderne, crédible et ambitieuse de notre pays.
Situé au cœur de l’AFRIQUE, et regorgeant d’opportunités exceptionnelles, notre pays constitue une terre d’opportunités, un espace stratégique d’accès aux marchés sous régionaux et continentaux.
Aux investisseurs nationaux et internationaux, je souhaite dire que la RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE est aujourd’hui engagée dans une dynamique irréversible consolidation, une dynamique de réformes et d’ouverture économique. Les efforts consentis ces dernières années ont permis d’offrir un environnement de plus en plus favorable aux investissements et aux partenariats durables, nous poursuivrons nos efforts dans ce sens.
A mes compatriotes de l’extérieur, aux filles et fils de la RCA, je voudrais leur dire que leur expertise, leur engagement et attachement à la patrie constituent une richesse stratégique pour le développement et le repositionnement international de notre pays. Ils demeurent des ambassadeurs de notre nation.
Le GOUVERNEMENT pour sa part, continuera d’œuvrer afin de renforcer les mécanismes d’accompagnement, de valorisation et de facilitation de leur contribution active au développement national.
Pour ma part, je réitère à l’endroit de SON EXCELLENCE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, mon engagement à servir, sous son impulsion, la RÉPUBLIQUE, pour asseoir la paix durable, le rayonnement diplomatique de notre pays et la promotion d’une RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE forte, stable, attractive et résolument tournée vers l’avenir.
Interview réalisée par ARSÈNE JONATHAN MOSSEAVO
Images d’archives

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