Épidémie de choléra en République centrafricaine : 24 décès signalés à Ndimba et à Mbaïki

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Le ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somse, a confirmé, ce vendredi 26 juin 2026, l’apparition d’une épidémie de choléra dans les districts sanitaires de Bimbo et de Mbaïki. Cette confirmation a été rendue possible grâce aux analyses réalisées par l’Institut Pasteur de Bangui.

Les premiers cas suspects ont été détectés dès le 14 juin 2026 dans le district sanitaire de Bimbo, où plusieurs localités ont signalé des cas de diarrhées aiguës accompagnées de vomissements.

Selon Dr Pierre Somse, des alertes ont été immédiatement émises, conduisant à une investigation épidémiologique qui a débuté dès le 16 juin avec la mobilisation des équipes sanitaires sur le terrain.

Les premières enquêtes ont permis d’identifier 22 cas, dont deux décès communautaires, dans les villages de Bokassi 1 et Bokassi 2, situés le long de la rivière Oubangui. L’épidémie s’est depuis étendue à une vingtaine de villages en aval de Bokassi ainsi qu’à plusieurs localités du district sanitaire de Mbaïki.

À la date du 25 juin 2026, 197 cas ont été recensés, dont 24 décès, représentant un taux de létalité de 12,2 %. Toutefois, aucune perte n’a été rapportée parmi les patients pris en charge dans les structures sanitaires ou dans les communautés grâce à la rapidité des interventions médicales.

Avant même la confirmation officielle de l’épidémie, le ministère de la Santé et de la Population avait déployé des équipes dans les zones affectées pour renforcer la surveillance épidémiologique et assurer une prise en charge adaptée des malades.

Des mécanismes nationaux de gestion des urgences sanitaires ont également été activés pour contenir la propagation de la maladie. Parmi ces actions figurent l’installation de centres de traitement dans les zones touchées, la poursuite des recherches pour déterminer l’origine de la contamination, ainsi que des campagnes intensives d’information et de sensibilisation auprès des communautés.

Dr Pierre Somse a exhorté les populations à garder leur calme tout en respectant scrupuleusement les mesures préventives : lavage régulier des mains avec de l’eau propre et du savon, consommation d’eau potable ou traitée, cuisson adéquate des aliments, utilisation des latrines et consultation rapide des centres de santé en cas de diarrhée ou de vomissements. Il a également sollicité l’implication active des leaders communautaires et religieux, des organisations de la société civile, des autorités locales et des médias pour amplifier les efforts de sensibilisation.

Le ministre a reconnu le soutien apporté par les partenaires techniques et financiers tels que l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF, la MINUSCA, la Banque mondiale, Médecins Sans Frontières (MSF) et la Croix-Rouge centrafricaine dans le renforcement du système national de lutte contre les crises sanitaires. Selon lui, seule une solidarité nationale conjuguée au strict respect des mesures d’hygiène permettra d’enrayer la propagation du choléra et de protéger les communautés.

Cette déclaration officielle intervient alors que le pays est déjà en état d’alerte face à la menace d’une épidémie d’Ebola sévissant dans certains pays voisins comme la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

À propos du choléra

Le choléra est une maladie infectieuse causée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle est principalement transmise par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Lorsqu’elle n’est pas traitée rapidement, cette infection peut provoquer une déshydratation sévère pouvant entraîner la mort en quelques heures seulement. Cependant, une prise en charge précoce permet généralement une très forte probabilité de guérison.

Terence Gavenne

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