DECLARATION DE SON EXCELLENCE MADAME BRIGITTE TOUADERA, PREMIERE DAME DE CENTRAFRIQUE A L’OCCASION DE LA FETE DES MERES EDITION – 2026

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Centrafricaines ;

Centrafricains ;

Très Chères Mamans de Centrafrique.

​C’est avec un cœur rempli de gratitude et avec une profonde affection, que je m’adresse à vous aujourd’hui, à l’occasion de la célébration de la fête des mères, édition 2026.

​En effet, à l’exemple des autres pays du monde, la République Centrafricaine célèbre chaque année, le dernier dimanche du mois de mai, une journée spéciale dédiée à toutes les mères.

​Cette année, le thème de réflexion retenu autour de cette célébration est : « Familles, inégalités et bien-être de l’enfant ».

​Ce thème qui résonne comme un appel pressant à l’action au cœur de notre processus de reconstruction nationale, s’inscrit entièrement dans la noble vision de Son Excellence, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, qui a fait du bien-être de la femme, de l’enfant et de la famille son cheval de bataille.

​A cet effet, notre message de cette année met beaucoup plus l’accent sur plusieurs défis majeurs, à savoir l’importance de la famille, l’importance de la lutte indispensable contre les inégalités et l’importance du bien-être de l’enfant.

​La famille est le premier sanctuaire de l’être humain, c’est le lieu où se forgent les valeurs de paix, de partage et de résilience, c’est également au sein d’une famille stable et protectrice que nos enfants puisent la force de devenir les acteurs du développement de demain.

​En République Centrafricaine, les épreuves complexes qu’ont traversées nos familles, ont fragilisé leurs structures économiques et sociales c’est pourquoi, pour reconstruire notre pays, la cellule familiale doit être rétablie comme l’épine dorsale de toutes les politiques publiques.

​Par ailleurs, nous ne pouvons pas parler de l’importance de la famille sans souligner le rôle indispensable des mères comme architecte de l’équilibre familial. La mère est le cœur battant du foyer, elle est la gardienne des valeurs, le pilier économique et surtout le premier bouclier social. Lorsque nous protégeons une mère, nous sécurisons toute une famille ; lorsque nous sécurisons toute une famille, c’est tout un pays que nous sécurisons. En revanche, lorsqu’une mère est fragilisée par la pauvreté ou le manque de soins, c’est l’équilibre de toute la structure familiale qui s’effondre.

​Centrafricaines ;

Centrafricains ;

Très Chères Mamans de Centrafrique.

​Reconnaître ces liens indissociables nous impose des devoirs, et le premier de ces devoirs, est celui d’aborder de front les réalités des inégalités qui frappent notre société.

​Les disparités économiques, le manque d’accès aux services de santé de base et les inégalités géographiques entre Bangui et nos provinces pénalisent lourdement les mères centrafricaines.

​La lutte contre les inégalités n’est pas un choix, c’est une question d’équité, car il est indispensable de garantir l’autonomisation financière des femmes, afin que chaque mère dispose de ressources stables pour faire vivre son foyer.

​Il est tout aussi indispensable d’assurer un accès équitable à la santé de la reproduction, et offrir les mêmes chances éducatives à toutes nos filles, quel que soit le niveau social de leurs parents, car ne dit-on pas que «éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ? ».

​Concernant le bien-être de l’enfant, qu’il me soit permis de rappeler, que ce bien-être, commence dès le sein maternel. C’est pourquoi, il nous faut focaliser nos efforts sur des piliers concrets qui sont : la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, et la promotion active de la planification familiale, levier essentiel pour l’espacement des naissances, pour la protection de la santé des mères et pour le développement harmonieux des foyers.

​C’est exclusivement dans cette dynamique, que les 22 et 23 avril 2026, j’ai eu l’honneur au côté de Son Excellence, le Président de la République, Chef de l’Etat, de présider les travaux du premier Forum national sur la Planification Familiale.

​À cette occasion, j’ai réaffirmé avec une conviction profonde, que le bien-être de notre pays, dépend indéniablement de la santé de nos très chères mamans.

​Une femme ne devrait plus jamais risquer sa vie ou mourir en donnant la vie, ce qui est évitable. A travers la Fondation Cri de Cœur d’une Mère que je dirige, je m’engage solennellement à user de tout mon leadership, afin de contribuer à mobiliser les ressources nécessaires pour garantir l’accès à des services de santé de reproduction pour toutes et pour tous.

​Centrafricaines ;

Centrafricains ;

Chères Mamans de Centrafrique.

​Le bien-être de nos enfants n’est pas négociable, car leur bien-être est le premier miroir de l’épanouissement de la mère. On ne peut pas honorer les mères sans placer les enfants au centre de nos attentions ; le bonheur d’une maman est intimement lié à la sécurité, à la santé et à la réussite de sa progéniture. Assurer le bien-être de l’enfant, c’est soulager la mère de toute incertitude.

​Très Compatriotes ;

​C’est ici le lieu de mettre en exergue toutes les initiatives gouvernementales, pour assurer à tous les enfants centrafricains le droit à une santé, le droit à une éducation de qualité et le droit à la protection.

​Chaque petite fille et chaque petit garçon de notre pays, doit être sur les bancs de l’école. C’est là que se brise le cycle de la pauvreté. Nos enfants doivent aussi grandir dans un environnement sain, exempt de violences, exempt d’exploitations et exempt de la peur du lendemain.

​Le sourire d’un enfant est le premier indicateur de la santé d’une société. Offrir un avenir stable à notre jeunesse, c’est couronner de succès les sacrifices quotidiens de toutes les femmes de notre pays.

​Très Chères Mamans de Centrafrique ;

​Lors de mes précédentes déclarations, j’avais rappelé que la mère occupe une place prépondérante comme : Première Educatrice, pilier affectif, mais aussi et bien plus encore, premier moteur silencieux pour le progrès social.

​Cette journée est un moment sacré pour célébrer votre douceur, votre force, votre résilience et votre lumière Très chères Mamans de Centrafrique ; c’est aussi l’occasion de reconnaître votre résilience hors du commun. Chères Mamans commerçantes, agricultrices, professionnelles de santé, enseignantes ou mères au foyer, vous êtes les véritables moteurs de notre société.

​On ne peut pas parler de la reconstruction de la République Centrafricaine sans placer la mère au premier plan. C’est dans le creux de vos foyers que se transmettent les valeurs de tolérance, de pardon et de vivre-ensemble. En élevant vos enfants dans l’amour de la patrie et le respect d’autrui, vous semez les graines d’une paix durable. Vous êtes les sentinelles de notre stabilité nationale.

​Ma célébration à votre égard ne se limite pas qu’aux plaidoyers, elle se traduit par des actions concrètes. À travers la Fondation Cri de Cœur d’une Mère, je reste pleinement engagée à vos côtés pour :

  • ​Protéger votre santé en renforçant l’accès aux soins maternels et à la planification familiale dans toutes les régions administratives.
  • ​Soutenir votre autonomie en finançant des projets générateurs de revenus pour que chaque maman puisse vivre de son labeur.
  • ​Garantir l’avenir de vos enfants par un appui constant à l’éducation.

​De ce qui précède, je voudrais attirer l’attention des enfants, tant petits qu’adultes afin qu’ils reconnaissent la souffrance des mamans, leur amour pour nous, et leur espoir de nous voir grandir et devenir de bons citoyens de demain.

​Petits et adultes nous sommes tous des enfants quelque part. Aimons nos mamans quel que soit leur statut social, quel que soit leur infirmité, leur handicap ou leur caractère ; aimons-les. Pour illustrer le tout, je voudrais nous renvoyer au poème de Camara Laye intitulé « A ma Mère », et nous comprendrons le sacrifice d’une maman en général et de la maman de Centrafrique en particulier.

​À toutes les mamans de nos villes, de nos villages et de la diaspora : j’exprime toute mon admiration et toute mon affection.

Excellente Fête des Mères à toutes les Mamans de Centrafrique et à toutes les Mamans du monde.

Puisse le Dieu Tout Puissant répandre sa grâce sur nos foyers respectifs, puisse-t-il nous bénir et bénir notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

​Je vous remercie.

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