Lors d’une rencontre régulière avec les journalistes, Albert Yaloké Mokpeme, ministre-conseiller en communication, porte-parole de la présidence de la République a expliqué que la délivrance d’un passeport à Dologuele, ancien candidat à la présidentielle de 2028 et député réélu de Bocaranga, ne posait aucun problème.
Le porte-parole a clarifié que Dologuele avait perdu sa nationalité centrafricaine en optant pour une nationalité étrangère. Pour se conformer aux lois électorales nationales, il devait renoncer à cette citoyenneté étrangère et demander sa réintégration dans la nationalité centrafricaine. Cela implique un processus légal comprenant une demande au président, qui signerait un décret rétablissant sa nationalité, permettant ainsi l’obtention du passeport.
« Cependant, selon certaines rumeurs, Dologuele ne souhaiterait pas entreprendre cette démarche et choisirait plutôt de recevoir son passeport directement », a souligné Albert Yaloké Mokpeme.
Durant la conférence de presse, divers sujets ont été discutés : l’inauguration du champ solaire de Sakai, fournissant 5 mégawatts sur les 65 prévus, et une réunion du comité de crise concernant la prévention de l’importation du virus Ebola, qui s’est tenue le 17 août 2026 à Bangui, présidée par le président de la République, Faustin Archange Touadéra. Cinq pays, dont les deux Congo, l’Ouganda, le Soudan du Sud , la République centrafricaine ainsi que des experts de l’ OMS et Africa CDC , ont participé.
Africa CDC s’est engagé à fournir 1,5 million de dollars pour soutenir la préparation et la prévention d’Ebola en Centrafrique.
Albert Yaloké Mokpeme a également évoqué le programme de désarmement des anciens combattants de l’UPC, réalisé conjointement par les forces armées centrafricaines, les Casques bleus de la MINUSCA et les alliés russes.
Concernant l’affaire impliquant Bruno Foucher, ambassadeur de France en Centrafrique, accusé d’avoir accueilli plus de 30 jeunes femmes dans sa résidence entre 2024 et 2025, le porte-parole a été réservé. Il a souligné que cette information venait des médias français et rappelé que dans les ambassades, les affaires douteuses sont souvent étouffées. Il a suggéré que la justice examine cette situation pour déterminer la réalité des faits dans cette vie privée inhabituelle de l’ambassadeur Bruno Foucher.
Arsène Jonathan Mosseavo


