Le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local (MATDDL) continue inlassablement ses efforts en matière de délivrance des actes de naissance aux enfants au sein du pays.

Du 10 au 30 mai dernier, le MATDDL, appuyé par CIVIPOL, a lancé une vaste campagne d’enregistrement hors et dans les délais à l’état civil dans les communes de Bossangoa, Korô M’poko et Soumbé. Une cérémonie symbolique et solennelle de remise de 2 500 actes de naissance organisée le 29 mai a marqué la fin de cette première opération à Bossangoa.
Cette cérémonie a été présidée par le gouverneur de la région de Yadé WILIKON MBARTHA. À ses côtés se trouvaient le Directeur Général de la Décentralisation et de l’État Civil, Jean Symphorien NGAMA-PIAULT, le sous-préfet de Bossangoa Jean-Claude BANDORE, le maire de Bossangoa Pierre DENAMGUERE, le président du TGI Vital WATINO, le représentant du Chef d’équipe CIVIPOL Camille SINTAFU et les autorités locales de Bossangoa.
Cette campagne d’enregistrement tardif d’enfants scolarisés ou à scolariser offre ainsi à de nombreuses familles la possibilité d’avoir une identité légale, surtout pour cette localité dont les crises qu’a connues le pays ont affecté considérablement les familles. Grâce à cette opération, les enfants pourront plus facilement accéder à l’école, aux examens, aux soins et aux autres services publics.
Dans ses propos, le directeur général de la Décentralisation et de l’État Civil, Jean Symphorien NGAMA-PIAULT, a souligné l’importance de l’acte de naissance et les principes fondamentaux du projet visant à donner aux enfants une identité juridique.
Il a rappelé la volonté du gouvernement centrafricain de faire de l’état civil sa priorité afin de fournir une existence légale à la population de Bossangoa.
Le gouverneur de la région de Yade WILIKON MBARTHA a rappelé que les actes de naissance sont gratuits, selon une décision du gouvernement. Cela permettra aux enfants d’avoir un statut légal. Il a aussi promis de veiller à ce que cette disposition du Code de la Famille soit respectée dans sa région.

En trois semaines, plus de 15 000 enfants ont été enregistrés dont 14 500 demandeurs de jugement Supplétifs et 500 dans les délais pour les trois communes de l’Ouham. Le traitement des requêtes de jugement supplétif d’acte de naissance et la signature des actes de naissance se poursuivent et la délivrance des actes se fera progressivement.
Ce nombre témoigne d’un fort besoin en matière d’état civil dans la région. Il convient de souligner que les crises survenues en République centrafricaine entre 2012 et 2013 ont particulièrement touché la ville de Bossangoa, laquelle a été affectée par des conflits militaro-politiques ayant engendré un nombre considérable de personnes déplacées et de victimes de diverses formes de violences.
L’acquisition d’une existence légale pour cette population constitue une étape essentielle pour leur vie et représente une garantie pour leur sécurité.
Cette campagne d’enregistrement des enfants à l’état civil avait pour cible de délivrer 15 000 actes aux enfants des communes de Bossangoa, Koro-M’poko et Soumbé.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet européen d’appui à la Modernisation, à la Sécurisation et à l’Accessibilité du Système d’Etat Civil en RCA.
Angela Pascale KOYAKANGUI

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