RCA : Validation du rapport de cartographie des centres d’état civil, une étape majeure dans la modernisation du système national 

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Bangui, 30 octobre 2026. Le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local (MATDDL), à travers la Direction Générale de la Décentralisation et de l’État Civil (DGDEC), a organisé, les 28 et 29 octobre 2026 à Bangui, un atelier consacré à la validation du rapport final de la cartographie actualisée des centres d’état civil en République centrafricaine.

Financée par l’Union européenne dans le cadre du projet d’Appui à la Modernisation, à la Sécurisation et à l’Accessibilité du Système d’État Civil en RCA, et mise en œuvre par CIVIPOL, cette initiative constitue une avancée importante dans le processus de modernisation du système national d’état civil.

En effet, le système d’état civil centrafricain est actuellement engagé dans une dynamique de modernisation et de transformation structurelle, dont le principal fil conducteur est la Politique Nationale de l’État Civil (PNEC), validée et signée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État. Cette politique constitue le cadre stratégique de référence pour orienter les réformes, améliorer la gouvernance du secteur et garantir à chaque citoyen un accès effectif, sécurisé et équitable aux services d’état civil.

La cartographie, un outil stratégique au service de la modernisation

La validation de ce rapport représente une étape déterminante pour la DGDEC et l’ensemble des acteurs impliqués dans la réforme de l’état civil. Elle met à la disposition du MATDDL un outil d’aide à la décision permettant de disposer de données actualisées sur l’état des infrastructures, les capacités opérationnelles des centres, les ressources humaines disponibles ainsi que les conditions d’accès des populations aux services d’état civil.

Ce document de référence permettra notamment de mieux orienter les investissements, de renforcer les capacités des officiers et agents d’état civil, d’identifier les besoins prioritaires et d’accompagner la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la Politique Nationale de l’État Civil.

Un acquis important issu de la phase pilote (2021-2024)

Cette dynamique de modernisation s’inscrit dans la continuité des acquis de la phase pilote du projet européen, mise en œuvre entre 2021 et 2024. Cette première expérience, qui a porté sur les dimensions institutionnelle et opérationnelle du système d’état civil, a notamment permis l’enregistrement de 125 000 naissances et contribué à l’élaboration de la Politique Nationale de l’État Civil.

Aujourd’hui, ces acquis constituent le socle sur lequel se poursuit le processus de réforme et de modernisation du système national. À travers le nouveau projet d’appui, l’ambition est de consolider les résultats obtenus, de renforcer les mécanismes institutionnels et opérationnels et de rendre les services d’état civil plus accessibles, plus fiables et mieux adaptés aux besoins des populations.

Dans cette perspective, la cartographie actualisée constitue un instrument essentiel pour mieux apprécier l’offre et la demande de services, mesurer la qualité des prestations et identifier les insuffisances qui entravent le bon fonctionnement des centres d’état civil.

Une cartographie élargie pour une meilleure connaissance du terrain

À la suite des résultats encourageants de la phase pilote, qui avait permis de cartographier 24 centres d’état civil situés dans la préfecture de Bangui et le long du corridor Bangui-Béloko, les travaux ont été étendus à 45 centres, dont 12 dans la ville de Bangui.

Les données collectées et consolidées dans le cadre de cette nouvelle phase ont permis d’élaborer un rapport de 80 pages, offrant une analyse plus approfondie de la situation des structures d’état civil concernées.

Sur les 177 centres d’état civil recensés à l’échelle nationale, 45 ont ainsi fait l’objet d’une cartographie dans le cadre de ce projet. Ces résultats constituent une première base de référence pour orienter les interventions futures et plaident en faveur de l’extension progressive de cet exercice à l’ensemble du territoire national.

Une concertation multisectorielle pour consolider les réformes

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Durant les deux journées de travaux, l’atelier a réuni les représentants des départements ministériels concernés par l’enregistrement des faits d’état civil, notamment ceux de la Justice et de la Santé, les partenaires techniques et financiers internationaux, les officiers et agents d’état civil de Bangui, Bégoua, Bimbo et Bambari, ainsi que les représentants de quatre mairies d’arrondissement de la ville de Bangui.

Les cadres de la DGDEC et les experts internationaux de CIVIPOL ont également pris part aux échanges.

L’objectif de cette rencontre était d’examiner les résultats de la cartographie, de recueillir les observations et amendements des différentes parties prenantes et de parvenir à la validation d’un document consensuel, destiné à servir de référence pour la planification et la mise en œuvre des réformes du secteur.

L’atelier s’est déroulé en présence de Monsieur Frédéric OUAGONDA, Directeur de Cabinet du MATDDL, de M. Symphorien GREGBOU-KOWAZIN de la Délégation de l’Union européenne, de Madame Mylène TOUADERA, Directrice de l’État civil et de la Démographie, du Deuxième Vice-Maire de la ville de Bangui, ainsi que de Monsieur Pierre LAUNAY, Chef d’équipe CIVIPOL, accompagné des experts de son organisation.

Vers un système national d’état civil moderne, fiable et accessible à tous

La validation du rapport de cartographie constitue ainsi une nouvelle étape dans la transformation du système national d’état civil en République centrafricaine. Elle traduit la volonté des autorités nationales de disposer d’un système mieux organisé, plus performant et capable de répondre aux exigences de protection juridique et d’identification de chaque citoyen.

Inscrite dans le cadre stratégique de la Politique Nationale de l’État Civil, validée et signée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, cette dynamique de modernisation appelle à une mobilisation soutenue de l’État, des collectivités territoriales et des partenaires techniques et financiers.

L’enjeu est de construire progressivement un système national d’état civil fiable, sécurisé, inclusif et accessible sur toute l’étendue du territoire, afin que chaque naissance, mariage, décès et autre fait d’état civil soit dûment enregistré et reconnu conformément aux lois de la République.

« Un état civil en souffrance », mais des perspectives d’amélioration encourageantes

Dans son discours de clôture, Monsieur Frédéric OUAGONDA, Directeur de Cabinet du MATDDL, a dressé un état des lieux sans complaisance du système national d’état civil, qu’il a qualifié d’« état civil centrafricain en souffrance ». Ce constat met en lumière les nombreux défis auxquels le secteur reste confronté et souligne l’urgence d’engager des actions concertées pour redresser durablement la situation.

Toutefois, ce tableau ne saurait occulter les perspectives d’amélioration qu’offre la dynamique actuelle de réforme. En effet, grâce à la volonté politique clairement affirmée du Gouvernement, matérialisée notamment par la validation et la signature de la Politique Nationale de l’État Civil (PNEC) par Son Excellence Monsieur le Président de la République, ainsi qu’à la mobilisation de l’ensemble des acteurs nationaux et des partenaires techniques et financiers, des avancées significatives sont désormais envisageables.

À cet égard, l’intervention de l’Union européenne, à travers le financement du projet d’Appui à la Modernisation, à la Sécurisation et à l’Accessibilité du Système d’État Civil en RCA, mis en œuvre par CIVIPOL, constitue un appui déterminant dans l’accompagnement de cette transformation. Cet engagement contribue au renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles, à l’amélioration des infrastructures et à une meilleure accessibilité des services d’état civil pour les populations.

Le Directeur de Cabinet a, par ailleurs, plaidé pour l’extension de la cartographie à d’autres régions du pays afin de disposer d’une vision globale de la situation de l’état civil en République centrafricaine.

« Cette cartographie est un outil national de pilotage. Sans elle, on navigue à vue. Avec elle, on sait exactement où renforcer les centres, surtout pour les partenaires d’appui à l’état civil », a-t-il affirmé.

Ainsi, malgré les difficultés relevées, la convergence entre la volonté politique du Gouvernement, l’engagement des acteurs institutionnels et l’accompagnement des partenaires, au premier rang desquels figure l’Union européenne, permet d’envisager avec confiance une amélioration progressive et durable du système national d’état civil. La dynamique de modernisation engagée ouvre ainsi la voie à un service public d’état civil plus performant, plus fiable, sécurisé et accessible à tous les citoyens centrafricains.

Angela Pascale KOYAKANGUI

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